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Pleun Broeren
29 mai 2026 Temps de lecture 0 minutes

Sucre et amidon : causes de la fourbure chez le cheval

Sucre et amidon : causes de la fourbure chez le cheval

Pour de nombreux propriétaires de chevaux, la fourbure chez le cheval fait partie des diagnostics les plus redoutés. Cette inflammation du sabot, de plus en plus répandue, est aussi éprouvante pour nos chevaux que pour nous qui les accompagnons au quotidien.

Il est donc essentiel de reconnaître rapidement une crise de fourbure, de savoir comment réagir, de mettre en place un traitement de la fourbure chez le cheval avec l'aide de son vétérinaire, et de limiter les risques en amont grâce à une prévention adaptée.

Qu’est-ce que la fourbure ?

La fourbure est une affection de la couche de liaison entre la capsule cornée et l'os du pied, c'est-à-dire l'appareil suspenseur de la troisième phalange. Une forte inflammation du podophylle se développe, provoquant un gonflement et perturbant la circulation sanguine dans le sabot. Ce gonflement ne peut pas s'évacuer, car la capsule cornée est rigide et ne peut pas se dilater, ce qui crée une forte pression interne. Cela entraîne une douleur intense à la pression, très éprouvante pour votre cheval.

Si l’inflammation continue de progresser, la circulation sanguine limitée empêche le sabot de recevoir les nutriments dont il a besoin. L’appareil suspenseur de la troisième phalange peut alors se relâcher. Sans traitement, cette inflammation douloureuse entraîne l’affaissement de la troisième phalange et, à terme, ce que l’on appelle le « déchaussement ». Lors du déchaussement, le cheval subit une perte complète de la capsule cornée.

Causes de la fourbure chez le cheval

Les raisons pour lesquelles un cheval développe une fourbure ne sont pas encore totalement élucidées, et les causes peuvent être multiples. Les vétérinaires estiment que, dans de nombreux cas, la fourbure apparaît dans le cadre d’une alimentation inadaptée. Elle peut également survenir comme complication de maladies telles que le diabète ou d’autres troubles métaboliques, comme le syndrome de Cushing ou le SME, mais aussi à la suite de contraintes importantes, d’un stress intense ou d’une intoxication.

Fourbure d’origine alimentaire
Dans le cas d’une fourbure liée à l’alimentation, les déclencheurs sont les sucres, notamment les fructanes, et/ou l’amidon, et non les protéines comme on le pensait autrefois. Une surcharge permanente en sucres et en amidon dans l’alimentation, dépassant les besoins individuels du cheval, peut donc avoir de lourdes conséquences.

L’alimentation du cheval en cas de fourbure joue donc un rôle central, aussi bien dans la prévention que dans l’accompagnement des chevaux à risque. L’objectif est de limiter les apports excessifs en sucres et en amidon, tout en couvrant les besoins essentiels du cheval avec un fourrage adapté, un aliment minéral et, si nécessaire, un aliment concentré pauvre en sucres et en amidon.

Quel rôle jouent le sucre et l’amidon dans la fourbure d’origine alimentaire ?
« Selon les connaissances les plus récentes, le principal responsable de la fourbure d’origine alimentaire est le fructane, un sucre complexe formé dans l’herbe », explique l’expert en alimentation Vincent Hinnen, membre de l’équipe Pavo Grooming Team, une équipe d’experts qui accompagne gratuitement les propriétaires de chevaux chez Pavo. Il s’appuie notamment sur les recherches du professeur australien Christopher Pollitt.

Le fructane, un sucre complexe aussi appelé polysaccharide, est produit par la photosynthèse, un processus métabolique qui a lieu dans les graminées. Il sert de réserve d’énergie temporaire à la plante : lorsque celle-ci produit un excès d’énergie qui ne peut pas être utilisé immédiatement pour sa croissance, cette énergie est stockée provisoirement dans la plante sous forme de fructane.

« Le lien entre fourbure et protéines a été établi à tort parce que la maladie apparaissait surtout au printemps, une période où l’herbe pousse et contient beaucoup de protéines », précise le vétérinaire Dr Jürgen Bartz. Auteur de plusieurs ouvrages spécialisés, il est également membre de l’équipe Pavo Grooming Team.

Les conséquences d’un excès de fructanes chez le cheval
Les variations de la teneur en fructanes dans l’herbe sont considérables : par temps frais et ensoleillé, cette teneur peut être jusqu’à 200 fois plus élevée que lors de journées chaudes, couvertes ou pluvieuses. Vincent Hinnen avertit : « Les concentrations les plus élevées de fructanes sont à prévoir par temps ensoleillé et froid, lorsque les températures nocturnes sont descendues sous les 5 °C, lorsque les prairies ne sont pas fertilisées avec un engrais spécifique pour pâtures équines, ou en période de sécheresse extrême. »

Les protéines, en revanche, ne posent pas de véritable problème, même lorsqu’elles sont consommées en grande quantité de façon saisonnière. Le vétérinaire Dr Bartz explique : « Le cheval peut gérer un excès temporaire. Cela ne lui nuit pas s’il a été progressivement habitué à l’herbe et préparé à ce pic temporaire. » Le vrai problème est ailleurs, souligne Vincent Hinnen : « La flore intestinale du gros intestin ne peut pas traiter de grandes quantités de fructanes. » Le vétérinaire Dr Bartz ajoute également : « Les composants énergétiques de grandes rations d’aliments concentrés riches en amidon et en sucres, en particulier l’orge et le maïs purs, ne peuvent pas être entièrement décomposés dans l’estomac et la première partie de l’intestin grêle. Une partie arrive donc dans le gros intestin de manière incomplètement digérée. »

Vincent Hinnen explique la suite du processus en termes simples : « La masse partiellement digérée ou non digérée est dirigée vers le gros intestin, où vivent les bactéries responsables de la digestion des fibres brutes et des glucides. En raison de cet excès de glucides, ces bactéries se multiplient de manière explosive et produisent de l’acide lactique comme sous-produit. Cela modifie le pH, qui passe de 7, neutre, à une valeur pouvant descendre jusqu’à 6, donc vers un milieu acide. Il en résulte une mort massive des bactéries qui digèrent les fibres brutes et les glucides. Leur destruction libère des toxines, appelées endotoxines. En même temps, les conditions acides endommagent la paroi intestinale. Les toxines et l’acide lactique passent alors dans la circulation sanguine. Résultat : tout l’organisme s’acidifie progressivement. »

Ce mécanisme entraîne également les processus qui suivent dans le sabot : une inflammation aiguë du podophylle apparaît, pouvant ensuite provoquer l’affaissement et la rotation de la troisième phalange, souvent irréversibles et très douloureux. En d’autres termes, la fourbure peut être la conséquence d’un excès permanent de sucre et d’amidon.

Quand le risque de fourbure dû à un excès de fructanes est-il le plus élevé ?

La quantité d’énergie stockée temporairement dans la plante dépend de plusieurs facteurs, notamment l’intensité de l’ensoleillement, la chaleur, le moment de la journée et l’espèce végétale. Soleil et chaleur signifient croissance de la plante et peu de fructanes restants dans l’herbe. Le soleil associé au froid entraîne un taux élevé de photosynthèse, mais la plante ne pousse pas, ou très peu. L’excès d’énergie est alors stocké sous forme de fructanes, 90 %, et d’amidon.

Facteurs de fourbure / risque de fourbure

Conditions météorologiques

Croissance de la plante

Assez faible risque de fourbure

Temps doux et humide avec ciel couvert

Faible production d’énergie avec croissance accrue et dégradation des réserves de fructanes

Faible risque de fourbure

Temps chaud et sec avec ciel couvert

Faible production d’énergie avec faible croissance

Risque moyen de fourbure

Temps chaud et sec avec soleil

Production d’énergie légèrement accrue et stockage de fructanes avec faible croissance

Risque élevé de fourbure

Temps froid ou gelé, sec, avec ciel couvert

Stockage accru de fructanes sans croissance

Très fort risque de fourbure

Temps froid ou gelé avec soleil

Très forte production d’énergie et très fort stockage de fructanes sans croissance

Autres causes de fourbure chez les chevaux

Certaines études ont montré que les chevaux atteints de diabète, c’est-à-dire les chevaux souffrant d’une résistance à l’insuline, présentent un risque accru de développer une fourbure. En cas de résistance à l’insuline, le sucre ingéré n’est pas stocké dans les cellules, malgré une production d’insuline fortement augmentée. Le taux d’insuline durablement élevé peut alors déclencher une fourbure.

Les chevaux trop gros, par exemple ceux qui souffrent du syndrome métabolique équin, SME, ainsi que les chevaux atteints du syndrome de Cushing équin, présentent souvent un diabète comme affection associée. Ces deux maladies sont donc fréquemment liées à la fourbure, en raison de la résistance à l’insuline et de la libération de substances favorisant l’inflammation par le tissu adipeux. Dans ces cas également, la fourbure est finalement causée par une alimentation non adaptée à la résistance à l’insuline.

Il existe également ce que l’on appelle la fourbure de surcharge. Elle survient lorsque le cheval reste constamment debout sur un sol dur et s’il compense une boiterie/blessure en reportant l'essentiel de son poids sur le membre opposé, le risque de fourbure augmente. Cette surcharge chronique exerce une pression et perturbe la circulation sanguine dans le sabot. Le risque est d'autant plus élevé lorsqu'il s'agit d'un antérieur, davantage sollicité dans le soutien du poids du cheval. La fourbure de surcharge ne peut pas être influencée par l’alimentation.

Il existe aussi la fourbure toxique, souvent provoquée par des plantes toxiques comme l’if ou l’érable sycomore, mais les moisissures présentes dans les aliments peuvent également perturber fortement l’organisme du cheval. Comme dans le cas de la fourbure liée à l’alimentation, l’organisme du cheval s’acidifie, ce qui influence l’apparition d’une inflammation dans le sabot.

Cheval fourbu : symptômes et premiers secours en cas de crise de fourbure

La fourbure débute souvent par des signes discrets, faciles à manquer au premier regard. Mais si vous observez attentivement votre cheval, vous pouvez rapidement reconnaître les signes d’une fourbure.

Symptômes typiques de la fourbure :

  • La démarche de votre cheval est altérée. En raison des fortes douleurs, il soulage la pince du sabot et reporte surtout son poids sur les talons.
  • La posture de votre cheval change légèrement. En essayant de se soulager, un cheval atteint se tient souvent légèrement penché vers l’arrière.
  • Les premières boiteries sont visibles. Les chevaux atteints de fourbure posent chaque sabot très prudemment et avec hésitation, d’abord sur les talons. Les tournants sont également presque impossibles pour les chevaux souffrant de fourbure aiguë.
  • Les sabots sont très chauds, en particulier au niveau de la capsule du sabot et de la couronne.
  • Une forte pulsation est souvent perceptible au niveau du boulet.
  • Les chevaux atteints de fourbure présentent souvent aussi une température corporelle légèrement élevée, voire de la fièvre, en raison du processus inflammatoire dans les sabots.
  • Lors d’un test à la pince à sonder, votre cheval montre des réactions douloureuses nettes.
  • Si la fourbure progresse et devient chronique, des stries transversales et des lignes blanches apparaissent sur les sabots.
  • La forme des sabots peut évoluer au cours de la fourbure : une cassure apparaît au niveau de la paroi en pince.

Une crise de fourbure provoque des douleurs énormes chez votre cheval. Contactez donc immédiatement votre vétérinaire si vous reconnaissez les symptômes mentionnés.

En cas de cheval fourbu, il ne faut pas chercher à régler la situation avec un simple remède maison. La fourbure est une urgence vétérinaire : les mesures comme le refroidissement des sabots, le repos sur sol souple et la limitation des déplacements peuvent aider à soulager le cheval en attendant le vétérinaire, mais elles ne remplacent pas un diagnostic ni un traitement adapté.

Que faire en cas de fourbure chez le cheval ?

Après avoir contacté votre vétérinaire, le soutien et le soulagement de la douleur de votre cheval sont prioritaires.

  • Refroidissez les sabots et les membres de votre cheval. Cela le soulage beaucoup et aide également à réduire la douleur. Si vous ne disposez pas d’un tuyau avec de l’eau froide courante, ou si votre cheval ne garde pas les sabots dans un seau, vous pouvez aussi poser un pansement de sabot et l’arroser régulièrement d’eau froide.
  • Ne déplacez pas inutilement votre cheval : chaque appui du sabot est très douloureux. Même après une crise de fourbure, le cheval ne doit être remis en mouvement qu’une fois totalement exempt de boiterie. Le mieux est d’en discuter avec votre vétérinaire et de commencer par des promenades au pas comme première forme d’exercice.
  • Prévoyez un sol particulièrement souple et un box généreusement paillé.
  • Si votre cheval est couché, ne le forcez pas à se lever dans la panique. Il souhaite probablement simplement soulager brièvement ses sabots douloureux. Patientez jusqu’à l’arrivée de votre vétérinaire.

Une fois sur place, votre vétérinaire examinera votre cheval en fonction des symptômes observés. Si le stade de la fourbure n’est pas tout à fait clair, ou si votre vétérinaire souhaite déterminer jusqu’où la fourbure a déjà progressé, il réalisera une radiographie.

Une fois le diagnostic posé, votre vétérinaire vous présentera le traitement le mieux adapté. En règle générale, la fourbure chez le cheval est traitée par des mesures orthopédiques. Il est également possible qu’une partie du sabot soit râpée. Ce n’est pas grave pour votre cheval, au contraire, cela aide à soulager le sabot. Des plâtres et des hipposandales peuvent être utilisés. Dans de nombreux cas, des médicaments antidouleur et favorisant la circulation sanguine sont également administrés.

Si la fourbure est reconnue rapidement, une amélioration peut souvent être observée après seulement quelques jours. Dès que la boiterie disparaît et que la troisième phalange ne s’est pas déplacée, la fourbure est considérée comme guérie.

En cas de fourbure très avancée, le traitement peut prendre plus d’un an. D’autres complications, comme des inflammations osseuses, peuvent apparaître et fortement éprouver votre cheval. Il est donc essentiel de reconnaître rapidement la fourbure et de la faire traiter correctement par votre vétérinaire.

Alimentation du cheval en cas de fourbure : 5 conseils

Vous pouvez soutenir au mieux votre cheval prédisposé à la fourbure grâce aux conseils suivants.

1. Ne laissez pas votre cheval à risque de fourbure aller au pâturage directement le matin les jours à la fois froids ou gelés et ensoleillés. Avec ce type de météo et à ce moment de la journée, les concentrations de fructanes les plus élevées sont à prévoir.

2. Ne mettez pas les chevaux à risque de fourbure directement et trop longtemps sur des prairies fraîchement fauchées. Comme les fructanes sont stockés en concentrations nettement plus élevées dans les brins d’herbe courts que dans les feuilles, les chevaux qui broutent une prairie fraîchement fauchée peuvent, dans certaines conditions, absorber beaucoup plus de fructanes. D’un autre côté, lorsque la pousse est plus faible, le cheval peut ingérer moins d’herbe, ce qui réduit le risque de fourbure. Privilégiez donc plutôt une pâture bien entretenue avec une proportion de feuilles suffisante. Vous pouvez également y parvenir en utilisant exclusivement des semences spécialement conçues pour les pâtures équines lors du semis ou du sursemis.

3. Limitez le temps de pâturage, surtout chez les chevaux prédisposés à la fourbure. Veillez toutefois à fournir à votre cheval atteint ou à risque de fourbure suffisamment de fourrage pauvre en sucres et en amidon. Si vous ne disposez pas d’assez de fourrage, vous pouvez aussi couvrir les besoins de votre cheval avec des substituts de fourrage. Les snacks de fourrage Pavo FibreNuggets Hard sont également idéaux pour prolonger les temps d’ingestion et offrir une occupation supplémentaire. La longue activité de mastication augmente d’une part la satisfaction de votre cheval et favorise d’autre part une bonne digestion.

4. Adaptez l’alimentation de votre cheval à temps avant la saison de pâturage afin d’éviter un excès de sucres et d’amidon.

5. Si votre cheval a besoin d’un aliment concentré en plus de l’herbe et du fourrage, privilégiez des aliments pauvres en sucres et en amidon, comme le muesli aux herbes Pavo Care4Life, le muesli Pavo EasyMix ou le muesli polyvalent Pavo Nature’s Best. Pavo SpeediBeet et Pavo FibreBeet sont également idéaux pour l’alimentation des chevaux et poneys prédisposés à la fourbure, car les pulpes de betterave ne contiennent pas d’amidon et très peu de sucres. Pourtant, leur valeur énergétique est comparable à celle des céréales. Si votre cheval a besoin de protéines supplémentaires pour développer sa musculature en plus de son régime pauvre en sucres et en amidon, les mélanges de fourrage riches en fibres avec une teneur accrue en protéines conviennent également. Pour un apport complet en vitamines, minéraux et oligo-éléments dans le cadre d’une alimentation réduite en concentrés, Pavo DailyFit ou Pavo Vital sont adaptés.

Le choix d’un produit adapté à un cheval sujet à la fourbure doit toujours se faire en fonction de ses besoins, de son état corporel, de son niveau d’activité et des conseils du vétérinaire. L’idéal est de privilégier des aliments pauvres en sucres et en amidon, riches en fibres, et de veiller à un apport suffisant en vitamines, minéraux et oligo-éléments.

Prévenir la fourbure chez le cheval : mesures essentielles

Une prévention optimale est essentielle pour éviter que votre cheval ne développe une fourbure. Les conseils suivants peuvent vous aider à réduire le risque :

Si votre cheval est trop gros, il doit impérativement perdre du poids. Vous avez besoin d’aide ? Nous vous recommandons alors le programme minceur Pavo InShape. Dans ce programme complet, nous vous donnons de précieux conseils pour accompagner votre cheval dans une perte de poids progressive grâce à son mode de vie, son alimentation et un plan d’entraînement optimal.

Les besoins énergétiques de votre cheval devraient être couverts en priorité par un fourrage de qualité, comme le foin. Chez de nombreux chevaux, un apport supplémentaire en aliment concentré n’est souvent pas nécessaire. Si vous souhaitez malgré tout donner un aliment concentré, proposez à votre cheval des aliments pauvres en amidon et en sucres, comme Pavo InShape Muesli ou le muesli aux herbes Care4Life. Attention : les besoins en vitamines, minéraux et oligo-éléments doivent impérativement être complétés en cas d’alimentation exclusivement à base de fourrage ou de faible apport en concentrés. Pavo DailyFit, en cas d’absence ou de faible quantité de concentrés, ou Pavo Vital, en cas de faible quantité de concentrés, conviennent par exemple très bien.

Évitez les « friandises » comme les bonbons pour chevaux sucrés, ou les quantités excessives de fruits et de carottes. Si vous souhaitez tout de même récompenser votre cheval de temps en temps, proposez uniquement des friandises saines et pauvres en sucres, avec modération.

Évitez les céréales riches en amidon, comme l’avoine, l’orge ou le maïs.

Si votre cheval est particulièrement sensible des pieds, privilégiez les sols souples lorsque vous montez. L’utilisation d’hipposandales peut éventuellement être utile lors des sorties en extérieur, voire un ferrage peut être nécessaire. De manière générale, veillez à offrir des sols souples et amortissants dans le box et au paddock.

Combien de temps dure la guérison d’une fourbure ?

Le temps de guérison d’une fourbure dépend de la rapidité du diagnostic, de la gravité de l’inflammation, de l’éventuel déplacement de la troisième phalange et de la mise en place d’un traitement adapté. Lorsque la fourbure est détectée tôt, une amélioration peut parfois être observée après quelques jours. En revanche, une fourbure avancée ou chronique peut nécessiter plusieurs mois de soins, voire plus d’un an dans les cas les plus sévères. Dans tous les cas, le suivi vétérinaire et maréchal-ferrant est indispensable.

Le risque de fourbure existe globalement tout au long de l’année, mais il varie en fonction des conditions météorologiques. Même si le pronostic est encourageant en cas de diagnostic précoce et de traitement adapté, la fourbure reste toujours très douloureuse pour votre cheval. Avec une alimentation et une gestion adaptées aux besoins tout au long de l’année, aussi bien pour les chevaux en bonne santé que pour les chevaux à risque, il est possible de prévenir très efficacement l’apparition d’une fourbure.

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